Brain Gym ou l’Edu-kinésiologie

Marianne Auvray Jacquet

I-Quelle est l’origine de l’Edu-Kinésiologie ?

Paul Dennison, de nationalité américaine, est l’inventeur de la kinésiologie éducative, aujourd’hui âgé de 82 ans. En 1975, son doctorat en Education portait sur la mise en place de la lecture et de sa relation avec le développement cognitif du langage intérieur. Il commença à développer ce qui deviendra l’Education Kinesthésique, apprendre par le mouvement, basant ses découvertes sur l’interdépendance entre le développement des compétences physiques et la réussite des apprentissages. Au début des années 80, Paul Dennison décide de travailler avec Gail Hargrove, une artiste et éducatrice par le mouvement. Elle deviendra sa femme et ils développeront ensemble l’Education kinesthésique. En 1986, c’est la naissance du « Brain gym », ces 26 exercices ludiques qui font fonctionner plusieurs sens simultanément.

II-A quoi sert l’Edu-kinésiologie ?

On y fait appel à chaque fois qu’il est question d’apprentissage. Les apprentissages les plus connus sont dans le cadre scolaire ou sportif mais en réalité, dès que nous vivons des changements de vie, positif ou négatif (déménagement, perte de son emploi, naissance, séparation…) notre cerveau et notre corps doivent se synchroniser pour de nouvelles habitudes de vie et c’est là que l’Edu-kinésiologie intervient quand la personne ne parvient pas à enclencher un mécanisme d’apprentissage correct.

Dans toute nouvelle situation de vie, notre cerveau fonctionne en « mode repérage », c’est ainsi que nous collectons des informations, que nous faisons de nouveaux chemins neuronaux. Quand tout se passe bien, une fois cette phase terminée, le mode « repérage » va pouvoir être intégré et on va passer au mode « automatique ». Dans ce mode, on agit, on mène des actions. Tout comme le mode « repérage », si tout se passe bien le mode « automatique » va pouvoir être intégré.

En mode « repérage » non intégré, nous sommes sur-focalisés, ayant un contrôle trop intensif et incapables de ralentir notre attention et le flux des pensées qui y sont associées. Ce qui empêche toute action par trop de réflexion.

En mode « automatique » non intégré, nous sommes sous-focalisés, dans un mode de choix entre fuite ou immobilisation, incapable de perdre le contrôle. Ce qui rend impossible toute inhibition d’action ou même d’arrêter pour se reposer.

Un mode « automatique » intégré (bouger et penser), donne toujours accès à un état de repérage intégré, de même le mode de repérage intégré,( s’arrêter ou ralentir pour réfléchir), se manifeste toujours dans un contexte en mode automatique intégré, (mouvements et pensées simultanés).

III-Les 3 dimensions utilisées dans les apprentissages

Notre cerveau fonctionne de manière tri-dimensionnelle. Ces trois dimensions mettent en relation constante le cerveau cortical, le système limbique et le cerveau reptilien. Sous stress, la capacité d’utiliser ses trois dimensions diminuent, l’Edu-K propose de rétablir la circulation énergétique entre elles grâce aux 26 mouvements de « brain-gym » .

1-La focalisation :

La dimension focalisation, permet de mettre le focus, d’aller de l’avant vers son objectif. C’est l’action de focaliser et de dé-focaliser fluidement qui permet une compréhension des situations. Lorsque l’apprentissage est vécu comme une menace, la communication est coupée entre l’avant et l’arrière du cerveau. L’énergie se concentre dans l’ACI empêchant l’APAC de trouver une alternative à la peur.

C’est la dimension AVANT/ARRIÈRE DU CORPS

Comment les chaînes musculaires de l’avant et l’arrière du corps bougent pour nous permettre de tantôt voir les détails ou la vue d’ensemble ? En lien avec la compréhension.
Exemple : Un enfant ou un adulte qui ne sait pas se retenir, qui gère mal les frustrations par sur focalisation : manque de flexibilité, n’arrive pas à se détendre, est toujours en mouvement, veut se mêler de tout.
Avec une sous focalisation l’enfant semble rêvasser, il a l’air mou, il n’a envie de rien et semble ne rien comprendre.

RQ : La recopie le tableau requiert une focalisation équilibrée.

 

2-Le centrage :

La dimension du centrage permet de nous organiser, organiser nos idées, nos pensées, notre espace…
Sous Stress, la pensée est inhibée par les émotions et il y a une incapacité de discernement, de raisonnement, de décision ou d’organisation. La coordination psychomotrice est bloquée.

C’est la dimension HAUT/BAS du corps.

Comment le haut et le bas du corps sont-ils reliés ? En lien avec l’organisation

L’enfant ou l’adulte comprend lentement les explications, il veut discuter de tout indéfiniment, il a besoin de temps pour mener à bien une action, il perd son temps, il est souvent dernier, se tient à l’écart des autres.

Assis sur une chaise, il va enrouler ses jambes autours des pieds de la chaise.

 

3-La latéralité :

La dimension de la latéralité nous permet d’accéder à une bonne communication. Elle permet une bonne relation entre l’hémisphère logique du cerveau avec ses compétences de différenciation et d’analyse détaillée et l’hémisphère intuitif du cerveau avec ses compétences de globalisation et de synthèse. Sous stress, la réception des stimulis externes via nos sens est perturbée et la sortie des informations via notre communication orale ou écrite est perturbée.

C’est la dimension DROITE/GAUCHE du corps

Comment la droite et la gauche du corps et les hémisphères collaborent ensemble ? En lien avec la communication.
Un enfant ou un adulte qui ne distingue pas sa droite et sa gauche, avec des mouvements maladroits, ne sait pas faire de nœuds, mauvaises motricités, lecture hésitante…

IV- C’est quoi le « brain gym » ? A quoi ça sert ?

Le brain gym est basé sur le mouvement, il comprend 26 activités simples qui rappellent les mouvements que les enfants font naturellement, tels des petits mammifères, lors de leurs premières années de vie, quand ils apprennent à coordonner leurs yeux, leurs oreilles, leurs mains et leur corps.

Les mouvements sont conçus pour nous stimuler, ils réveillent nos compétences en nous rendant notre liberté de bouger, d’apprendre, d’évoluer et de réussir, quand nous pouvons observer
1er groupe des exercices d’allongement de muscle, qui vont étirer les chaînes musculaires dans un but de relâchement. Utilisé pour améliorer la focalisation car la peur rétracte les tendons des muscles.
2ème groupe des activités énergétiques, boire de l’eau, bailler, stimuler des points du corps. Utilisé pour améliorer le centrage pour permettre une meilleure connexion entre le corps et le cerveau.
3ème groupe des mouvements faits dans le prolongement de la ligne médiane du corps. Utilisé pour améliorer la latéralité pour aider à reconnecter les 2 hémisphères cérébraux et leurs chaînes musculaires, les deux yeux (vision binoculaire), les deux oreilles (écoute binaural) et les deux mains (coordination dans le champ médian) ;

VI-Qu’est-ce qu’un Profil d’Organisation Cérébral ?

Il s’agir d’une modélisation permettant d’appréhender comment une personne se sert de ses sens pour atteindre ses objectifs dans un domaine spécifique.

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